Zelliges of Al-Mansour Palace

(XVIIe century, Meknes, Morocco): technological data

 

Les zelliges du Palais Al-Mansour

(XVIIe siècle, Meknès, Maroc): données technologiques

 

A. Ben Amara1, A. Azzou2, M. Haddad2*, M. Schvoerer1

1 Institut de Recherche sur les ArchéoMATériaux (IRAMAT) – CRP2A, UMR5060,

CNRS /Université de Bordeaux 3, Maison de l’Archéologie, 33607 - Pessac Cedex, France.

2 Laboratoire de Spectrométrie, des Matériaux et Archéomatériaux (LASMAR), (URAC 11)
Faculté des Sciences de Meknès, BP 11201 Zitoune, 50000 Meknès, Maroc

* Corresponding author. E-mail: Ayed.Ben-Amara@u-bordeaux3.fr or mhaddad@fs-umi.ac.ma

Received: 04 August 2006; revised version accepted: 01 February 2009

 

Abstract

     One of the restoration processes of the buildings covered with glazed ceramics consists in replacing the missing elements. This way of making runs up against the problem of lack of data concerning the materials and, more generally, their old techniques of manufacture. For this aim, we undertook the study of a four differently coloured zelliges (green, honey, black and white) and a bleu glazed tile, sampled from Al-Mansour palace (17th century, Meknes, Morocco). We made some physico-chemical analysis concerning the colours, the texture and the composition of the different phases. All the glazes are lead containing. The agents, responsible for the colour, are traditional. Moreover, the examination of the texture interface between glaze and body, in natural light and cathodoluminescence, showed that the blue tile is different from the zelliges by its dimensions, the colour of its ceramic support and the importance of the luminescent edging at the glaze-body interface. Two different techniques seem to have been used for the manufacture of these glazed ceramics. They are characterized by their number of firings (simple or double) and by the fact that they are or not cut once finished.

 

Keywords: zellige; ceramic glaze; glaze-body interface; Al-Mansour palace.

 

Résumé

     L'un des procédés de restauration des édifices recouverts de céramiques glaçurées consiste à remplacer les éléments manquants. Cette façon de faire se heurte au problème du manque de données sur les matériaux mis en œuvre et d'une manière générale, sur les techniques anciennes de fabrication de ces céramiques. Dans cet objectif, nous avons entrepris l’étude d'une série de quatre zelliges de couleurs différentes (vert, miel, noir et blanc) et d’un carreau bleu, provenant du Palais Al-Mansour (XVIIe siècle, Meknès, Maroc. Les analyses ont porté sur les couleurs, sur la texture et sur la composition des différentes phases constitutives. Toutes les glaçures sont plombifères. Les ions chromogènes, responsables de leur coloration, sont classiques. Par ailleurs, l'examen de la texture de l'ensemble glaçure/terre cuite, en lumière naturelle et en cathodoluminescence, montre que le carreau bleu est différent des autres zelliges par ses dimensions, la couleur de son support céramique et l'importance du liseré luminescent à l'interface glaçure/terre cuite. Deux techniques semblent avoir été utilisées pour la fabrication de ces céramiques glaçurées, qui se distinguent par le nombre de cuissons (mono ou bicuisson) et par le fait qu'elles sont "taillées" ou utilisées sans découpage.

 

Mots clés : zellige ; céramique glaçurée ; interface glaçure-terre cuite ; caractéristiques physico-chimiques ; Palais Al-Mansour.

 


 

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